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Hello les amis ! Après plusieurs mois d’absences (c’est la vie !) me revoilà pour le meilleur et, d’après le sujet du jour, le pire.

Comme vous avez pu le voir le nouvel album de Jenifer est à l’honneur : un hommage (ils disent tous ça) à la grande France Gall. L’album démarre par « Evidemment », titre mid-tempo, où la voix de l’artiste magnifiquement bien posée nous offre une bulle de douceur. Par contre, dès la seconde piste, ça se corse (si je peux dire) ! « Ella, elle l’a » sonne ringard et le style « lolita » de la chanteuse n’aide pas. La troisième piste « Diego libre dans sa tête » en duo avec Chjami Aghjalesi (qui ça ?) enfonce le clou. Trop poussive, la voix casse le rythme et devient vite désagréable. « Résiste » relève le niveau probablement parce qu’il s’apparente plus à l’univers de la chanteuse. Sympathique. Inutile de se pencher sur le pathétique son disco de la cinquième piste, « Besoin d’amour ». « Si maman si » quand à elle conviendrait davantage à la voix veloutée d’une Elodie Frégé. Le duo avec Christophe Willem est lui aussi très décevant. En plus d’une réorchestration peu convaincante du titre (« Ca balance pas mal à Paris ») les deux voix ne se marient pas du tout. Remixer la voix de la tortue Willem n’arrange d’ailleurs pas les choses. En bref si ce duo est sensé être une bonne idée, elle ne l’est que sur le papier. Les deux autres pistes sont très banales sans être catastrophiques. C’est mieux que rien, même si « La déclaration » sent un peu l’hypocrisie. Mais c’est officiel, on touche le fond avec « Poupée de cire, poupée de son » qui frise le blasphème. Pour une fois que la voix se prête bien, l’arrangement musical est lui digne des mixeurs de « Génération Goldman ». Heureusement que « Laisse tomber les filles » relève le niveau. Toujours pour la même raison « Message personnel » peine à nous attendrir.

Au final, cet hommage est un ratage sur presque toute la ligne. Dans le but évident de relancer sa carrière, Jenifer ne fait que la décrédibiliser davantage. Dommage quand on connaît la qualité de ces deux précédents albums. Mais la mode étant aux reprises (merci Nolwenn), pourquoi s’en priver ? Dernier point, positif lui, pour finir : la pochette ! La jurée de The Voice y est sublime. Dommage pour un album seulement beau à l’extérieur. . .

 

 

Ma note :       7 / 20