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Après plusieurs semaines d’absence me revoilà, avec un article surprenant pour ceux qui me suivent depuis le début ! Mais vous me connaissez, rien ne me fait peur, encore moins faire la critique d’une série culte. Alors direction les champs en ma compagnie.

 

SAISONS 1 à 4 : Le calme presque plat

 

Les premières saisons sont sans aucun doute les moins efficaces, bien que bonnes malgré tout.La raison ? Une quasi majorité de loners (épisode à l’intrigue bouclé en un épisode et sans répercutions sur la suite). De plus ces loners sont généralement centrés sur des personnages inconnus du spectateur. La famille Ingalls se retrouve malgré tout, toujours impliquée de près ou de loin à l’intrigue. L’absence presque total de fils rouge devient vraiment gênante, et une impression de routine s’installe. Mais la saison 4 va bouleverser les choses. En effet le season finale va prendre de court le spectateur. Un des personnages principal Mary Ingalls perd la vue. Son personnage quitte alors la famille pour une école spécialisée, et sera relégué au rang de régulier jusqu’à son départ de la série.

 

 SAISONS 5 à 8 : Les saisons cultes

 

 

Lors du 5ème season premiere, nouveau bouleversement : les Ingalls déménagent en ville. Exit la prairie ! A croire que les producteurs ont enfin décidés de faire évoluer la série, vers quelque chose de plus feuilletonnant. Si le village de Walnut Grove n’est plus, le spectateur n’est pas dupe et sait bien, que le retour aura bientôt lieu (3 épisodes après). Mais peu importe, ce premier vrai fil rouge est une bouffée d’air frais. De retour à Walnut Grove, les choses changent : Albert remplace Mary et les loners concernent principalement les personnages principaux ou réguliers. Mary reviendra vivre près de ses parents en fin de saison, mais gardera son statut de régulier. Place à la saison 6, qui est de loin la saison clé.

Centrée (enfin) sur le personnage de Laura, le double premier épisode impose la jeune fille comme le nouveau pilier. A juste titre quand on sait que c’est son livre qui a inspiré la série. Le reste de la saison permettra d’imposer davantage la famille Oleson, dont nous retiendrons surtout la célèbre Harriet et sa garce de fille Nelly. Il est désormais clair que sans elles la série manquerait nettement de piment. Bien que vivant au village, Mary n’a jamais été aussi peu présente. Mais c’est encore un double épisode qui la remettra sur le devant de la scène. Le tout aussi culte que tragique « l’incendie ». Mary y perdra son école et son enfant. Une nouvelle école verra le jour dans une ville voisine, éloignant encore davantage le personnage, dont la présence au générique devient presque ridicule. La fin de saison verra  Almonzo demander Laura en mariage ! Si Laura devra attendre un an (ordre de papa), Nelly, elle, se mariera le lendemain de sa déclaration au jeune Percival. Tout ça dans un final éblouissant. La saison 7 démarre un an après le dernier épisode. Le mariage de Laura aura donc lieu dans ce double épisode d’ouverture, après moultes rebondissements. La suite offrira des épisodes indépendants, mais passionnants. Entre autres : la grossesse de Nelly, le droit des femmes . . . Un double épisode remettra (comme d’habitude) Mary sur le devant de la scène. Son mari retrouve la vue et devient avocat ! Après cet épisode retour dans l’ombre (sans mauvais jeux de mots) pour la jeune fille. Passons au 7ème season  finale qui voit Charles adopter deux jeunes orphelins. Episode bouleversant mais sentant un peu le réchauffé (ou 7 à la maison pour certains). La saison 8 démarre avec le départ de Nelly et surtout de Mary qui ne reviendra alors plus jamais. Nancy intègre la famille Oleson, mais cette Nelly bis est clairement moins bonne que l’originale. La suite offrira comme d’habitude des loners bien ficelés mais parfois décevants. La série semble plus près de la fin que du début. Seul le double épisode « A l’épreuve de la vie » sera vraiment très bon. La saison se termine sur un épisode tiré par les cheveux, ou Charles devient fou et prie Dieu nuit et jour pour qu’un miracle sauve son fils. Miracle qui aura bien sur lieu . . . Il n’en fera pas autant pour la véritable mort de son autre fils, mais nous y reviendrons.

 

SAISON 9 : La déchéance

 

La saison 9 sera celle du changement. Pour le meilleur et surtout pour le pire. Le double premier épisode voit la famille Ingalls quitter définitivement la série, et donc céder leurs petite maison à un nouveau couple de fermiers et leurs deux enfants, automatiquement détestés par les fans. Laura sera l’ultime survivante. A l’étranger la série changera même de nom pour devenir « Little house : a new beginning » ! Les histoires deviennent dès lors plus mauvaises les unes que les autres. Mention spéciale à l’épisode 18 ou Laura accouche alors que les spectateurs ignoraient sa grossesse ! La horde de nouveaux personnages n’apporte rien, et même le retour de Nellie, Charles et Albert en guest stars (temps d’un épisode pour rebooster l’audience) sera décevant. Les audiences s’effondrent, et la chaîne NBC supprime alors la série sans réelle fin en 1983.

 

TELEFILMS DE CLOTURE

 

Mais NBC décide d’offrir malgré tout une fin à sa série à travers 3 téléfilms :

 

-         Le chemin des souvenirs :

Albert s’apprête à aller à l’université de médecine, mais se découvre atteint d’une maladie du sang incurable. Conscient qu’il va bientôt partir, il revient vivre à Walnut Grove ou il finira par mourir quelques mois après. Mort auquel le spectateur n’assiste cependant pas. Intéressant de constater que Albert ne remplacera donc pas le Dr Baker comme dit précédemment par Laura à la fin de l’épisode 17 de la saison 9. Mais nous pardonnons cette erreur aux scénaristes, qui offrent un dernier adieu poignant à Albert.

 

-         L’enlèvement :

 L’enfant de Laura se fait kidnapper avant d’être retrouvé sain et sauf. En bref ce second téléfilm est peu intéressant, et se destine surtout aux fans absolus.

 

-         Le dernier adieu :

Les habitants se retrouve chassés de leurs village, par un riche homme d’affaires ayant découvert que les terres lui appartenait. Tout le monde s’en va définitivement, en détruisant absolument toutes les maisons du village à grands coups de dynamites. Pour l’anecdote se sont les vrais décors qui furent détruits, ainsi les larmes des acteurs furent de vraies larmes de tristesse ! Charles et Caroline sont de retour pour cette ultime adieu, parfaitement réussi et très fort en émotion.

 

La seule petite note négative pour ces trois téléfilms sera l’absence de Harriet Oleson (l’actrice n’étant pas disponible au moment des tournages).

 

Vous l’aurez compris cette série multi rediffusée pour notre plus grand plaisir (avouons le quand même), mérite amplement son statut de série culte ! Et je pense personnellement  qu’elle le restera un très long moment !

 

 

MA NOTE: 16 /20